2- Se faire comprendreMimiques faciales et corporellesLa position de la queue qui présente deux extrèmes : si l'animal arbore la queue haute, il est confiant ou veut s'imposer (domination). La queue entre les jambes traduit la peur et/ou la soumission.
La position des oreilles qui se manifeste aussi par deux extrèmes : les oreilles dirigées verd l'avant peuvent signifier que l'animal est confiant, attentif ou menaçant. Les oreilles plaquées en arrière désigent la peur et/ou la soumision.
La position générale du corps : haut sur pattes, présentant une stature droite, l'animal peut être confiant, menaçant ou encore vouloir s'imposer. Une position basse du corps, l'animal étant fléchi sur les pattes, peut signifier la peur et/ou la soumission. La position la plus basse correspond à l'allongement sur le sol. Le loup avance alors en rampant.
La disposition des babines et l'ouverture de la gueule : les incisives et les canines découvertes indiquent généralement la menace. Si les molaires sont aussi apparentes, le loup exprime la peur.
L'érection des poils sur le dos : menace ou colère. Plus les poils sont érigés le long du dos, plus l'animal est menaçant.
La combinaisons de toutes les positions : un loup présentant une position haute et stable avec une érection des poils de la nuque jusqu'à la base de la queue, arborant la queue haute, les oreilles pointées vers l'avant, la gueule ouverte ne laissant apparaître que les incisives et les canines est un animal menaçant.
(
à savoir : uriner, les oreilles plaquées en arrière et une position basse du corps est un signe de soumission)
CommuniquerLes loups émettent quatre types de bruits distincts : ils hurlent, aboient, gémissent, et grognent. Tout le monde connaît le hurlement du loup. Lorsque les loups hurlent à l’unisson, ils ne hurlent pas sur la même note, mais plutôt en harmonie, ce qui donne l’impression qu’ils sont beaucoup plus nombreux. Les loups n’ont pas besoin d’être debout pour hurler, ils peuvent aussi bien être assis ou couchés. Apparemment, ils hurlent pour rassembler la meute (particulièrement avant et après la chasse), pour donner l’alarme (surtout sur le lieu de leur repaire), pour se repérer les uns les autres pendant une tempête ou lorsqu’ils sont sur un territoire inconnu, et pour communiquer à distance. Rien ne prouve que les loups hurlent à la lune, ou que leurs hurlements sont plus fréquents durant la pleine lune.
Les loups n’aboient que rarement, et leurs aboiements ressemblent alors plus à un "ouaf" tranquille qu’à un aboiement de chien. Ils n’aboient pas d’une manière continue comme les chiens, mais laissent échapper quelques aboiements discontinus et se retirent, quand un étranger s’approche de leur tanière par exemple. On a observé que lorsque la meute est surprise dans son repaire, un des loups, en général une femelle, se dresse et lance un aboiement pour avertir le reste de la bande.
Les loups grognent lorsqu’ils se battent pour le partage de la nourriture. Tout comme l’aboiement, le grondement est la manifestation d’un comportement menaçant ou bien d’une revendication de droits dans un contexte social. On le rencontre plus fréquemment chez les louveteaux quand ils jouent, et quand ils mordillent le cou des adultes qui sont allongés. Ils grondent de la même façon, et d’une manière assez comique, lorsqu’ils essaient de voler des morceaux de viande aux adultes. Il existe un autre type de grognement, un son aigu qui commence comme un gémissement et précède souvent une brusque attaque envers un autre loup.
Les sons les plus intéressants sont sans doute les gémissements et les glapissements aigus qui relèvent d’un contexte social : manifestations d’accueil, alimentation des louveteaux, parades amoureuses, et manifestations de peur, de curiosité, et d’interrogation. Ces sons expriment l’intimité du loup.
Marquer le territoire Chaque meute familiale a son propre territoire de chasse, qu’elle parcourt à la recherche de proies. Les loups peuvent parfois faire 65 à 95 km dans la journée pour chercher leur nourriture. Cependant, la plupart du temps, ils n’ont pas besoin de couvrir une telle distance pour trouver quelque chose à manger. Lorsqu’ils ont un territoire, les loups passent moins de temps à se battre contre les autres meutes, et ils ont donc plus de temps pour élever leurs petits et chasser. Les territoires peuvent s’étendre de 80 à 240 km carrés, et parfois plus. Les loups balisent leur piste en urinant pour en marquer les limites.
Pour procéder au marquage odorant, le loup utilise quatre moyens distincts : la miction patte levée (en anglais RLU pour raised-leg urination), la miction en position accroupie (en anglais SQU pour squat urination), la défécation (scat en anglais) et le déchaussage (scratching en anglais), terme de vénerie désignant la façon dont un loup gratte le sol avec ses pattes avant droite et gauche en alternance, entraînant un mouvement combiné de la patte arrière de côté opposé, et toujours associé à la défécation ou à la miction.
Seuls les loups dominants, mâle et femelle, réalisent le marquage du territoire, ils le font tout deux pattes levée. Un couple fraîchement installé sur son territoire marque avec un plus grande fréquence qu’une meute établie depuis plusieurs mois ou plusieurs années. Chez toute les meutes, le marquage est deux fois plus abondant en bordure qu’en zone centrale. Il semble que le marquage doive être réactivé dans un délai maximal de trois semaines.
Pour les biologistes, l’interprétation consensuelle est que, en déposant une marque odorante, le loup appose un signal : le territoire est occupé, les intrus sont malvenus.
